Désertification médicale, inégalités sociales et territoriales devant la maladie, difficultés budgétaires et sous-effectifs dans les hôpitaux, la Haute-Normandie est en queue de peloton dans le domaine de la santé. Les soins psychiatriques sont dans une extrême précarité et la pratique des dépassements d’honoraires est de mise comme nulle part ailleurs. Les Agences Régionales de Santé (ARS) imposées par la loi Bachelot sont aujourd’hui opérationnelles. Alors que la Région participe de façon importante à la formation et à l’installation des jeunes médecins et à l’équipement des hôpitaux, les élus régionaux sont exclus des Conseils de Surveillance des hôpitaux qui se substituent aux Conseils d’Administration. L’objectif majeur de la loi Bachelot est la réduction des dépenses remboursées de santé et la diminution du nombre des hôpitaux publics à 250 (2500 aujourd’hui), un par territoire de santé. Notre région étant divisée en quatre territoires, il est clair que l’action des personnels de santé, des médecins, des usagers et des élus est plus que jamais nécessaire pour le maintien et le développement de nos hôpitaux et maternités de proximité ; une action d’ailleurs engagée au Havre comme à Rouen, à Dieppe comme à Eu, à Gisors comme à Vernon ou à Bernay.