Communiqué des élus « Front de gauche » du Conseil Régional de Haute-Normandie.

Réforme territoriale : le peuple doit pouvoir s’exprimer !

Les députés ont adopté cet été la réforme territoriale qui prévoit une nouvelle carte de France à 13 régions.

Y-avait-il une telle urgence alors que la France, connaît une très grave crise économique, sociale et politique et que nos concitoyens ressentent une défiance de plus en plus grande à mesure que grandit l’impuissance publique ?

En fait, ce projet s’inscrit dans la continuité de la réforme territoriale de 2010 qui avait, à juste titre, été combattue par toute la gauche. L’objectif de la loi de 2010, comme celui de la loi sur les métropoles ou de ce projet de loi, est d’adapter notre maillage territorial à la concurrence entre les territoires, à la course au moins-disant social et à l’assèchement de la dépense publique et sociale.

Le plan d’austérité imposé aux collectivités aura des conséquences sur l’investissement public et donc sur l’emploi.

En fait, il s’agit de répondre à la volonté de la Commission européenne et du Conseil européen d’affaiblir plus encore l’échelon national et de donner de la force au triptyque Intercommunalité-Région-Europe, au détriment du triptyque Commune-Département-État.

Mais affaiblir la commune, c’est affaiblir la cohésion territoriale et créer de nouvelles inégalités. Supprimer le département, c’est remettre en cause le niveau des prestations versées et diminuer le nombre de bénéficiaires.

Les élus du Front de Gauche demandent que soit enfin donnée la parole au peuple à l’issue d’un grand débat public national.

 

Jean-luc Lecomte

Président du groupe « Front de gauche » au CRHN